Sur les sentiers du metal : une soirée avec Belore, Harakiri for the Sky et Paul

Une soirée intimiste avec Belore, Harakiri for the Sky et Paul, où le metal révèle paysages intérieurs, amitiés sincères et chemin partagé. / An intimate night with Belore, Harakiri for the Sky and Paul, where metal unveils inner landscapes, true friendships and a shared path.

Hier soir, en ce samedi 7 mars, un chemin particulier s’est ouvert devant nous, guidés par Paul, batteur d’Harakiri for the Sky, qui nous a conviés à une soirée simple, précieuse, comme seules certaines rencontres avec la musique savent en dessiner les contours dans la nuit.


Belore a ouvert la marche, premier éclat sur le sentier. Nous ne les avions encore jamais croisés en live, et pourtant, dès les premières notes, la claque a été silencieuse et profonde, de celles qui déplacent quelque chose en vous sans en faire grand bruit.

Pour celles et ceux qui chérissent Can Bard ou Saor, on retrouve cette même sensation de vastes paysages intérieurs, cette profondeur qui prend son temps, comme une lande qui se dévoile à mesure que l’on avance. C’était beau, sincère, presque chuchoté à l’oreille.

Puis Harakiri for the Sky est entré en scène. Nous les avions déjà suivis au Sylak, mais les retrouver dans une salle plus intime, plus resserrée, change tout : la musique se rapproche, le regard aussi, et chaque frappe, chaque riff semble tracer une nouvelle balafre lumineuse dans l’obscurité. Leur metal, à la fois intense et moderne, prend une autre dimension quand la distance disparaît et que l’on se tient tout près du feu.

Nous restons avant tout des amoureux du metal, de la musique et de ce public qui, concert après concert, maintient la flamme vive. Nous avons quitté la salle simplement heureux, avec cette impression calme d’avoir franchi une étape de plus sur un chemin que nous ne pressons jamais.

Et surtout, nous avons été profondément touchés de revoir Paul : toujours aussi lumineux, souriant, généreux, comme un compagnon de route qui vous reconnaît au détour d’un sentier déjà parcouru ensemble. Ces instants rappellent que la musique n’est pas seulement faite de riffs et de rythmes, mais aussi de visages, de retrouvailles et d’amitiés qui se tissent à l’abri du bruit.

Suivre Paul, c’est un peu nous suivre aussi, pas à pas, sans hâte. Certaines choses prennent forme doucement, humblement, mais sûrement, comme une carte qui se dessine à mesure qu’on la parcourt. Ces mots suivent le pas calme et contemplatif du rôdeur, ce guide patient qui préfère la marche à la course.

Laissons, encore une fois, la musique parler.

Last night, on this Saturday, March 7, a particular path opened before us, guided by Paul, drummer of Harakiri for the Sky, who invited us to a simple, precious evening, the kind that only certain encounters with music can sketch in the dark.

Belore were the first to step forward, the evening’s first light on the trail. We had never seen them live before, and yet from the very first notes, the impact was quiet and profound, the kind that moves something within you without making a fuss. For those who cherish Can Bardd or Saor, you find that same feeling of vast inner landscapes, that depth that takes its time, like a moor revealing itself as you walk across it. It was beautiful, sincere, almost whispered in your ear.

Then Harakiri for the Sky took the stage. We had already crossed paths with them at Sylak, but meeting them again in a smaller, more intimate venue changes everything: the music comes closer, the gaze too, and every hit, every riff seems to draw a new bright scar through the darkness. Their metal, both intense and modern, takes on another dimension when the distance disappears and you stand so close to the fire.

Above all, we remain lovers of metal, of music, and of the audience that keeps it alive show after show. We left the venue simply happy, with that quiet feeling of having taken one more step along a path we never rush.

And most of all, we were deeply moved to see Paul again: still as radiant, smiling, and generous with us, like a fellow traveler who recognizes you at the bend of a trail you have already shared. These moments remind us that music is not only made of riffs and rhythms, but also of faces, reunions, and friendships woven away from the noise.

Following Paul is, in a way, also following us, step by step, without haste. Some things take shape slowly, humbly, yet surely, like a map that draws itself as you walk across it. These words follow the calm, contemplative pace of the wanderer, that patient guide who always prefers walking to running.

Once more, let the music speak.