
À l’ouverture de ce METAL PULSE #2, le 9 mai 2026, Le Petit Salon de Metal vous propose une entrée en matière hors du commun. Avant que Sans Roi puis Aorlhac ne prennent possession de la scène, c’est une expérience singulière qui vous attend — une plongée dans un univers où les frontières entre musique, littérature et mise en scène s’effacent.
Les Enfants de Dagon seront bien présents… mais pas pour un concert au sens traditionnel. À la place, ils vous invitent à un moment rare, presque intime : une rencontre pensée comme une véritable médiation culturelle autour de leur œuvre. Dès 20h30, le public sera ainsi convié à explorer les arcanes de leur univers à travers un triptyque qui fait l’essence même de leur démarche artistique.
D’abord, la littérature. Héritiers d’un récit déjà amorcé avec leur premier album et sa nouvelle littéraire associée, Les Enfants de Dagon lèveront le voile sur la suite de leur saga. Pour la toute première fois, des extraits de leur seconde nouvelle — encore en cours de relecture — seront lus en avant-première, accompagnés d’échanges autour de leur processus d’écriture, qu’il s’agisse des textes ou de la construction narrative globale.
Puis viendra naturellement la musique. Alors que leur deuxième album est actuellement en cours d’enregistrement, le groupe partagera les coulisses de sa création et de sa production. Et là encore, le public aura droit à un privilège rare : découvrir en exclusivité des extraits de ce futur opus, comme une fenêtre ouverte sur la prochaine étape de leur évolution.
Enfin, la mise en scène. Costumes, effets, scénographie : autant d’éléments essentiels à leur identité que Les Enfants de Dagon prendront le temps de dévoiler, entre anecdotes de fabrication et secrets de création.
Une heure sans concert, peut-être. Mais une heure dense, habitée, riche en révélations — et encore ponctuée de surprises que le groupe préfère garder dans l’ombre… jusqu’au 9 mai.
Pour METAL PULSE #2, vous ne serez pas sur scène avec un set classique, mais au cœur d’une expérience immersive lovecraftienne autour de votre univers et de Pierre Duval. Comment est née cette idée de “plonger” le public dans votre récit plutôt que de simplement lui jouer vos morceaux ?
C’est de plusieurs choix et circonstances, la première est que nous avons décidé collectivement que les concerts tirés de notre premier album étaient terminés, nous sommes en train de terminer la seconde phase de notre univers avec le deuxième album « Ave tenebrae », notre roman numéro deux « Avec les ténèbres » et imaginer les costumes et la « scénographie » de la suite.
Le second est que malheureusement la constitution de la troupe c’est modifiée, des membres nous ont quittés et d’autres ont déménagé, pour rassembler le staff entier, il faudra prévoir les concerts sur une durée plus longue, d’autant que potentiellement il se peut que des gens supplémentaires nous rejoignent. Ensuite, nous trouvions intéressant de travailler sur de la médiation musicale et pas seulement sur le show brute, nous faisons en parallèle de la musique des salons littéraires et des conventions « geek » pour promouvoir notre univers.
Et enfin, cela nous permet de faire un peu de teasing sur la suite (écoute de futurs morceaux en maquette, lecture de passages de notre second roman, comment nous confectionnons nos costumes, notre travail de composition...)
Votre album De Profundis et le livre qui l’accompagne tissent une véritable saga autour d’Innsmouth, de la foi fissurée et des cultes obscurs. Comment avez-vous imaginé la transposition de cette histoire en animation live : quels moments du parcours de Pierre Duval souhaitez-vous faire vivre au public de l’intérieur ?
C’est un mystère caché aux plus profonds de démentielles arcanes...
Le Petit Salon de Metal porte une forte dimension de médiation culturelle : expliquer, contextualiser, ouvrir des portes d’entrée vers des univers exigeants. Comment travaillez-vous avec l’association pour que cette animation devienne un pont entre littérature, musique extrême et découverte de Lovecraft, même pour des personnes peu familières avec cet imaginaire ?
Dès la création des Enfants de Dagon, avant même que l’on puisse parler de groupe ou de troupe pour nous, nous avions statué pour travailler autour de la triptyque Musique / Littérature / Spectacle pour développer notre histoire, la scène au final n’est qu’un des médias, nous sommes sans cesse à essayer de faire du prosélytisme sur notre univers, les récents Podcast sont une pierre supplémentaire, nous sommes assez familiers avec les personnes néophytes, plusieurs disciples du groupe nous ont rejoint par la littérature, ils aimaient la fantasy, la SF ou les romans « horrifiques », ils sont rentrés dans notre cercle par les écrits et ont cherché à pousser l’expérience immersive en écoutant la musique en fond sonore tout d’abord pour amplifier la tension à la lecture du roman et puis mécaniquement on cherchait à comprendre ce qu’ils se disaient derrière les Growls ou le chant lyrique, nous les y avons aidés en partageant l’histoire du premier album sous forme de nouvelle plus courte, la pratique de l’anglais n’est pas nécessairement commune à tous.
Pour les purs métalleux, la clé d’entrée a été la musique et nous avons la chance d’avoir un public qui a les codes de notre littérature, ils ont pu y entrer avec plus de facilité. Le spectacle est une lecture visuelle que nous espérons immersive de ce qui se passe dans l’album. Pour ce qui est de la découverte de Lovecraft, l’immensité et le pouvoir d’attraction du maître de Providence se suffisent à eux mêmes, il est connu et reconnu dans l’univers du Metal, des grands noms comme Metallica ont déjà abordés son œuvre, je vous conseille d’ailleurs l’excellent livre de Sébastien Baert « Cthulhu metal » qui parle de l’influence de l’auteur à travers notre musique préféré
Cette présence à METAL PULSE #2, sous forme d’expérience narrative plutôt que de concert, questionne aussi la manière dont on “vit” un groupe de metal aujourd’hui. Qu’est-ce que vous aimeriez que le public retienne de cette proposition hors-format : une autre façon d’écouter Les Enfants de DAGON, une porte d’entrée vers votre discographie et vos livres, ou un premier pas vers plus d’initiatives immersives dans la scène extrême ?
Notre plus grand souhait est de voir les gens prendre du bon temps, décrocher de nos vies pour aller vers des horizons oniriques et s’aventurer en contrées des rêves où tout est possible pour les grands rêveurs. Leur faire oublier le temps de quelques mots, les factures d’électricité, le taff et tout ce qui malheureusement constitue parfois notre quotidien, où l’on a l’impression de tourner en rond sans autre but que celui de consommer. Pour nous l’art se doit, même s’il est nécessaire de payer (entrées de concerts, ciné, théâtre, expositions, musées…), de nous apporter plus qu’une paire de chaussures aussi jolies soit-elle. Nous souhaitons qu’ils se vivent et se ressentent : le metal est une musique de vibrations et de sensations souvent fortes, un extraordinaire média immersif.
Et bien sûr, un immense merci au Petit Salon de Métal pour cette opportunité incroyable de faire vivre des espaces où des propositions hors-format, comme celle-ci, qui nous l’espérons peuvent exister et rencontrer le public metal. 🔥
Et bien sur, toujours nos voix IA pour les malvoyants : LYRA & MAGNUS